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Pathologie de la hanche

Arthrose

La hanche est une articulation constituée de la tête fémorale sphérique et d’une cavité hémispherique du coté du bassin. Les deux surfaces viennent en contact par l’intermédiaire du cartilage articulaire, permettant leur glissement pendant les mouvements. L’usure irréversible  de ce cartilage est appelé coxarthrose (arthrose de hanche). Elle est observée  le plus souvent chez les personnes d’un âge mur. Des cas de coxarthrose peuvent exister chez les plus jeunes après des traumatismes, parfois dans des malformations (dysplasies) ou des maladies rhumatismales.

Au début, cette pathologie entraine des douleurs surtout a la mise en charge (ou a la marche) puis au repos également dans les coxarthroses évoluées. L’aggravation de la douleur est imprévisible, s’étalant parfois sur des années, autrefois sur quelques mois seulement.

La localisation de ces douleurs est surtout antérieure, dans le pli de l’aine, plus rarement latérale ou postérieure, pouvant être confondue avec une lombosciatalgie. Un enraidissement (limitation des amplitudes articulaires) est observé souvent, restreignant progressivement les activités quotidiennes.

Le traitement peut inclure dans la phase débutante de la maladie, la prise d’ antalgiques et d’antiinflammatoires. Une perte de poids peut diminuer la pression sur le cartilage usé, rendant la mobilisation et la marche moins douloureuses.

Lorsque l’usure sera trop importante, seul le traitement chirurgical pourra soulager durablement les douleurs, redonnant une fonction articulaire optimale. Il s’agira de remplacer l’articulation malade par une prothèse totale de hanche.

L’indication d’une prothèse de hanche se pose en fonction de l’importance des douleurs ressentis par le patient et du retentissement fonctionnel engendré. Evidemment, l’examen radiologique devra retrouver les lésions arthrosique concordantes.

Une partie de la prothèse (la cupule) sera fixée dans le bassin (le cotyle) et l’autre (la tige) sera fixée dans le fémur. Le type de fixation et de materiau varie en fonction de l’âge, la morphologie du patient, le niveau d’activités physiques.

Comme voie d’abord (incision chirurgicale), je privilégie la voie antérieure en décubitus dorsal(le patient sur le dos) sans table orthopédique. Par rapport aux voies «classiques» cette technique ne sectionne aucun tendon ou muscle permettant une récupération plus rapide, une diminution des douleurs postopératoires, diminution des saignements, et réduction significative du risque de luxation (déboitement) de la prothèse. La technique sans table orthopédique permets le contrôle plus précis et fiable de la longueur des membres inferieurs et le testing de la stabilité de la prothèse pendant l’intervention.

L’intervention dure en général entre 1 et 2 heures avec un lever le lendemain de l’opération. La marche est reprise avec  2 cannes, progressivement abandonnés pendant les 6-8 semaines postopératoires.

 

 

Ostéonécrose de la tête fémorale

L’ostéonécrose  aseptique de la tête fémorale est une maladie caractérisée par la mort des cellules osseuse de la tête fémorale par perturbation de l’apport vasculaire a ce niveau. L’origine de cette perturbation peut etre traumatique (luxation de hanche, fracture du col) ou metabolique (corticoides, drepanocytose, HIV, maladie de Gaucher, alcoolisme). La destruction de la tête fémorale peut être partielle ou totale, entrainant la perte de sphéricité de la tête fémorale, pouvant aboutir a une coxarthrose secondaire.

Le traitement est medical au debut (decharge, antiinflamatoires) mais souvent chirurgical avec recours a une prothèse totale de hanche.